Risques psychosociaux

par | 4 Avr 2022 | VEILLE QVCT | 0 commentaires

« Les analyses et propos présentés dans cet articles n’engagent que son auteur. »

VEILLE : SANTÉ – BIEN-ÊTRE – QUALITÉ DE VIE – RÉGLEMENTATION

DOMAINE : HUMAIN – MANAGEMENT – ORGANISATION – ESPACE – ENVIRONNEMENT

MOTS CLÉS :  RISQUES PSYCHOSOCIAUX – PREVENTION – DOCUMENT UNIQUE

DATE : 20 janvier 2022

AUTEUR(S) : MINISTERE DU TRAVAIL ET DE L’EMPLOI 

LIEN : MINISTERE DU TRAVAIL

RÉSUMÉ OU EXTRAIT DE L’ARTICLE :

Les risques psychosociaux sont définis comme un risque pour la santé physique et mentale des travailleurs. Leurs causes sont à rechercher à la fois dans les conditions d’emploi, les facteurs liés à l’organisation du travail et aux relations de travail. Ils peuvent concerner toutes les entreprises quel que soient leur taille et leur secteur d’activité. Les partenaires sociaux et les pouvoirs publics sont fortement mobilisés sur une approche préventive des risques psychosociaux. De quoi s’agit-il ? Quel rôle a l’employeur ? Comment protéger les salariés ?

Plusieurs types de risques sont à distinguer :

  • Le stress provenant du sentiment de ne pas atteindre les exigences ou les attentes demandées ;
  • Les violences internes commises par des travailleurs : conflits majeurs, harcèlement moral ou sexuel ;
  • Les violences externes, exercées par des personnes extérieures à l’entreprise à l’encontre des salariés ;
  • Le syndrome d’épuisement professionnel.

L’étude coordonnée par la Dares, publiée en novembre 2016 sur les conditions de travail et la santé au travail, qui consacre un volet à l’exposition aux risques psychosociaux, dresse le constat suivant :

  • 31% des actifs occupés déclarent devoir cacher ou maîtriser leurs émotions.
  • 47% des actifs occupés estiment qu’ils doivent « toujours » ou « souvent » se dépêcher dans leur travail.
  • Au moins 64% des actifs occupés déclarent être soumis à un travail intense ou subir des pressions temporelles.
  • 64% des actifs occupés déclarent manquer d’autonomie dans leur travail.

Quels sont les principaux facteurs des risques psychosociaux ? Six axes se distinguent :

  • Les exigences au travail
  • Les exigences émotionnelles
  • Le manque d’autonomie et de marges de manœuvre
  • Les mauvais rapports sociaux et relations de travail
  • Les conflits de valeur et la qualité empêchée
  • L’insécurité de la situation de travail

Quelles sont les conséquences des risques psychosociaux dans les entreprises ?

Un impact sur la santé

  • Troubles musculosquelettiques,
  • Maladies cardiovasculaires,
  • Troubles de santé mentale (épisode dépressif, troubles anxieux, état de stress post-traumatique, tendances suicidaires),
  • Aggravation ou rechute de maladies chroniques.

Un impact sur l’entreprise

  • Une augmentation de l’absentéisme ;
  • Un taux élevé de rotation du personnel ;
  • Le non-respect des horaires ou des exigences de qualité ;
  • Des problèmes de discipline ;
  • La réduction de la productivité ;
  • Des accidents de travail et des incidents ;
  • Une dégradation du climat social ;
  • Des atteintes à l’image de l’entreprise.

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La grande démission indique-t-elle notre besoin de trouver un sens à notre travail ?

Le phénomène de la Grande Démission est né aux États-Unis pendant la crise sanitaire du Covid-19 courant 2021 où plus de cinquante millions d’Américains ont quitté leur emploi.
Cette même tendance a été observée en France avec une augmentation des démissions dans une proportion spectaculaire de 520.000 départs volontaires rien que dans le premier trimestre de 2022.
La DARES a mené une étude sur cette situation et elle donne ses interprétations sur la Grande Démission française. Il faut savoir qu’en France, les démissions ont déjà connu des pics dans le passé : le taux actuel de 2,7 % a déjà été dépassé en 2008 où il a atteint 2,9 % pendant la crise financière.
En conséquence, ce phénomène actuel révélerait en fait une crise majeure sous-jacente. Il est évidemment lié au ralentissement économique relatif au COVID-19 et à la reprise qui s’est amorcée début 2023.
Il y a bien sûr d’autres explications plausibles : les salariés tentent de résoudre la baisse de leur pouvoir d’achat causé par l’inflation en changeant d’employeur pour un emploi mieux rémunéré, cette orientation devrait vraisemblablement se poursuivre encore plusieurs mois.
En revanche, la DARES souligne qu’un grand nombre de salariés démissionnent pour retrouver un emploi plus riche de sens pour eux.
« Il s’agit désormais de faire un excellent travail dans un environnement agréable et sain. La notion de qualité de vie au travail (QVT) est fortement intégrée dans les attentes des salariés vis-à-vis de leur employeur, elles prennent en compte le besoin de reconnaissance par l’entreprise en même temps qu’une meilleure gestion de la vie professionnelle et privée. »

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Le taux de départ volontaire le plus haut se situait au début du trimestre 2008 avec un total de 510.000 démissions, dont 400.000 pour des contrats à durée indéterminée.
La question d’une grande démission à la française fait débat actuellement dans l’hexagone en référence à la situation du marché du travail américain de 2021 où la première vague de la crise sanitaire a donné lieu à une avalanche de départs volontaires pour un bon nombre de salariés américains. La raison ? La recherche d’un nouvel emploi mieux rémunéré ou différent, ou encore tout simplement quitter le marché du travail pour d’autres motifs.

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