Le nouveau régime méditerranéen

par | 21 Avr 2022 | VEILLE QVCT | 0 commentaires

« Les analyses et propos présentés dans cet articles n’engagent que son auteur. »

VEILLE : QVCT – SANTÉ – BIEN-ÊTRE – QUALITÉ DE VIE – ENVIRONNEMENT

DOMAINE : HUMAIN – MANAGEMENT – ORGANISATION – ESPACE

MOTS CLÉS : RÉGIME – MÉDITERRANÉEN – DIÈTE – BIEN VIVRE – BIEN VIEILLIR

DATE : 15 avril 2009

AUTEUR(S) : Docteur Michel de LORGERIL

RÉSUMÉ OU EXTRAIT DE L’ARTICLE :

Notre état de santé dépend de nombreux facteurs qui peuvent de façon simplifiée se diviser en deux grandes familles : des facteurs familiaux (ou héréditaires ou encore génétiques) qui ne sont pas modifiables ; et des facteurs d’environnement (air que l’on respire, exercice physique, alimentation) qui sont modifiables et parmi lesquels nos habitudes alimentaires sont les plus importants.

La façon de se nourrir détermine l’état de santé de chacun d’entre nous au moment présent mais aussi dans l’avenir, c’est-à-dire que notre alimentation conditionne le risque que nous développions des maladies dans un futur proche ou éloigné.
Et comme nous transmettons beaucoup de nos habitudes, et de notre mode de vie, à nos enfants et aux générations qui nous suivent, nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui déterminent aussi en partie l’état de santé de nos descendants, c’est-à-dire la santé des générations à venir.
Telle est la définition de la médecine préventive au sens le plus large et aussi le plus efficace pour nous-mêmes et nos familles. On peut parler ainsi de prévention transgénérationnelle.

Très grande est donc la responsabilité de chacun d’entre nous car en préservant notre santé future, nous faisons en sorte de ne pas être une charge (en étant malade) pour les plus jeunes quand nous aurons pris de l’âge. Mais ce faisant, nous servons de modèle aux plus jeunes en leur fournissant une référence nutritionnelle pour rester en bonne santé, précisément à une période où les cultures et modes de vie tendent à se confondre et à se ressembler dans toutes les zones urbaines (mondialisation) et où les nouvelles générations perdent tout repère.

LES HABITUDES ALIMENTAIRES MEDITERRANEENNES

Toutes les populations (ou les sociétés) à chaque époque développent des modes de vie (et donc des habitudes alimentaires) particuliers qui dépendent de nombreux facteurs notamment le climat et l’agriculture de la zone géographique considérée, le niveau économique bien sûr, et enfin des facteurs comme le passé historique, la culture et la religion caractéristiques de chaque population.
On a ainsi défini des habitudes alimentaires méditerranéennes qui se distinguent clairement des habitudes alimentaires d’autres régions du monde comme celles du nord de l’Europe, de l’Asie ou de l’Amérique du nord qui sont toutes très caractéristiques.
En fait, chaque région du monde présente des habitudes alimentaires assez typiques, mais celles des populations méditerranéennes sont très particulières pour deux raisons principales :
– d’une part la zone méditerranéenne est à la fois le berceau de la civilisation occidentale avec en particulier le développement des religions monothéistes au croisement des influences asiatiques et européennes,
– et d’autre part parce que l’espérance de vie dans la zone méditerranéenne est une des meilleures du monde.
Cette longue espérance de vie associée à la conservation d’une excellente qualité de vie (car il ne suffit pas de vivre vieux, il faut aussi une vie agréable et riche socialement) s’explique en grande partie par une faible fréquence de maladies qui ailleurs peuvent décimer les populations ou les handicaper sévèrement : ce sont les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète et l’obésité, les maladies inflammatoires chroniques (des os, des articulations, des systèmes digestif et neurologique) et des maladies neurologiques dégénératives du vieillissement comme la maladie d’Alzheimer.
Les populations méditerranéennes, pourvu qu’elles conservent leurs habitudes alimentaires traditionnelles, sont relativement protégées contre ces maladies.
A contrario, et malheureusement c’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui dans certaines parties du bassin méditerranéen, quand ces populations méditerranéennes se mettent à oublier ou négliger leurs habitudes alimentaires traditionnelles, elles développent très rapidement ces maladies, avec parfois une sévérité qui dépasse celle observée dans d’autres zones.
Un bon exemple très contemporain est celui de l’obésité et du diabète de l’enfant et de l’adolescent qui se développent de façon très inquiétante dans certaines régions méditerranéennes, notamment la Grèce et le sud de l’Italie.
Un autre exemple est celui des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) dont la fréquence augmente rapidement dans les pays d’Afrique du nord.

Pour toutes ces raisons, les scientifiques et notamment les médecins se sont particulièrement intéressés aux habitudes alimentaires des populations méditerranéennes qui sont aujourd’hui parmi les mieux étudiées et donc les mieux connues, en particulier pour ce qui concerne leurs effets sur la santé.
Les scientifiques sont ainsi arrivés à la conclusion que si les méditerranéens ont une des meilleures espérances de vie au monde, ce n’était pas à cause du climat de la région (un des plus agréables de la planète) ou d’autres aspects culturels ou religieux du mode de vie, mais c’était grâce à leurs habitudes alimentaires traditionnelles.
Cela ne signifie pas évidemment qu’il ne faille pas profiter des progrès technologiques (transports, réfrigération et autres modes de conservation, mais il est impératif de respecter les grandes lignes de ce que la tradition nous a transmis car des siècles de pratique sont irremplaçables.
Si comme le proverbe le dit nous sommes ce que nous mangeons, alors nous devons aussi manger en respectant ce que nous sommes.
Cela signifie que nous devons respecter ce qu’ont été nos pères et prédécesseurs puisqu’ils nous ont transmis leurs gènes, c’est-à-dire intrinsèquement ce que nous sommes, nos aptitudes physiologiques et nos capacités de métaboliser préférentiellement certains aliments et pas d’autres.
Ce ne sont pas de vains mots comme les lignes suivantes vont le montrer.

A titre d’exemple, nous sommes prédisposés à très bien métaboliser certains acides gras très présents dans la nature sauvage (les acides gras oméga-3) et beaucoup moins les acides gras oméga-6 qui se trouvent particulièrement dans les plantes oléagineuses (maïs, tournesol) développées à l’ère de l’agriculture industrielle.
Nous serons donc en meilleure santé si nous sommes en harmonie avec nos capacités métaboliques, c’est-à-dire en ayant dans notre alimentation un bon équilibre entre les oméga-3 et les oméga-6. Ce qui signifie qu’il faut éviter les huiles très riches en oméga-6 (notamment les huiles de maïs et tournesol entre autres) dont la consommation quotidienne entraîne un déséquilibre en faveur des oméga-6, une des caractéristiques de la diète des américains et canadiens.
Les méditerranéens ont par contre un bon équilibre entre les oméga-3 et les oméga-6.

Quelles sont les grandes caractéristiques des habitudes alimentaires traditionnelles des méditerranéens ?

1- Leurs principaux aliments, le noyau central des repas, sont des végétaux
2- Pour autant, ils ne sont pas végétariens, les produits animaux sont consommés mais de façon modérée (principe de frugalité)
3- De ce fait, ces habitudes méditerranéennes sont d’une extraordinaire diversité
4- Avec un grand respect des cycles saisonniers : chaque saison a ses aliments caractéristiques
5- Les principales plantes consommées par les méditerranéens sont les céréales, les légumes, les légumes secs et les fruits.

Suite de l’article sur le site.

CONCLUSIONS

Une alimentation diversifiée et variée est la garantie d’une bonne santé. Les aliments de base doivent être simples, de qualité et non dénaturés, et le moins possible transformés par des procédés industriels. Il faut cuisiner soi-même avec des modes de cuisson qui préservent les aliments, en évitant les fritures avec de mauvaises huiles même si elles sont présentées comme de bonnes huiles par la publicité notamment télévisuelle. Les plats traiteurs du commerce, les conserves et surgelés cuisinés (y compris la pizza) doivent être évités le plus possible. Il faut éviter les aliments trop gras, trop sucrés et trop salés, aussi bien les viennoiseries, barres de céréales, chocolatées, sodas, biscuits salés, chips et crackers, feuilletés de viande ou de fromage, etcetera. Ces aliments industriels sont riches en calories mais vides des composés bioactifs qui protègent notre santé.

Ce sont des calories vides !
Tel est le fastfood qui est la porte d’entrée de nombreuses maladies chez les jeunes comme les moins jeunes !
Un grand principe, qu’on ne cesse de répéter, mais qui résume tout : un ou deux légumes par repas et deux ou trois fruits par jour, voilà une bonne façon de commencer un régime santé !

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Cette même tendance a été observée en France avec une augmentation des démissions dans une proportion spectaculaire de 520.000 départs volontaires rien que dans le premier trimestre de 2022.
La DARES a mené une étude sur cette situation et elle donne ses interprétations sur la Grande Démission française. Il faut savoir qu’en France, les démissions ont déjà connu des pics dans le passé : le taux actuel de 2,7 % a déjà été dépassé en 2008 où il a atteint 2,9 % pendant la crise financière.
En conséquence, ce phénomène actuel révélerait en fait une crise majeure sous-jacente. Il est évidemment lié au ralentissement économique relatif au COVID-19 et à la reprise qui s’est amorcée début 2023.
Il y a bien sûr d’autres explications plausibles : les salariés tentent de résoudre la baisse de leur pouvoir d’achat causé par l’inflation en changeant d’employeur pour un emploi mieux rémunéré, cette orientation devrait vraisemblablement se poursuivre encore plusieurs mois.
En revanche, la DARES souligne qu’un grand nombre de salariés démissionnent pour retrouver un emploi plus riche de sens pour eux.
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COMPLÈMENT D’INFORMATION :

 

 A paraître fin avril 2022.

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