Causes et conditions extérieures des maladies et de la santé

par | 7 Avr 2022 | VEILLE QVCT | 0 commentaires

« Les analyses et propos présentés dans cet articles n’engagent que son auteur. »

VEILLE : SANTÉ – ENVIRONNEMENT

DOMAINE : HUMAIN – ESPACE

MOTS CLÉS : SANTÉ – ENVIRONNEMENT – EXPOSOME – ANTHROPOCÈNE

DATE : 28 mars 2022

AUTEUR(S) : SANTE PUBLIQUE FRANCE

LIEN : SANTE PUBLIQUE FRANCE

RÉSUMÉ OU EXTRAIT DE L’ARTICLE :

Rémy Slama prononcera sa leçon inaugurale intitulée Causes et conditions extérieures des maladies et de la santé le 31 mars 2022. Son cycle de huit cours Relations entre santé humaine et environnement dans l’Anthropocène débutera le 6 avril 2022. Rémy Slama retrace l’émergence de la recherche en santé environnementale. Il passe notamment en revue des familles de composés chimiques nocifs pour notre santé (plomb, particules en suspension dans l’air) puis des facteurs pour lesquels les connaissances sont plus récentes, tels que certains perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A.

« On peut dire schématiquement que l’Anthropocène, qu’on peut faire débuter avec la révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle en Europe, marque une rupture. Avant le XIXe siècle, la majorité des causes de décès étaient liées aux agents infectieux et aux famines. Avec la révolution industrielle, nos sociétés d’Europe ont connu une transition épidémiologique par laquelle nous sommes parvenus à contrôler fortement les maladies infectieuses. L’espérance de vie s’est accrue, et les principales causes de décès sont devenues les maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives ou les cancers. La recherche en santé environnementale s’intéresse aux causes plus lointaines de ces maladies, les causes des causes de décès, en quelque sorte. Elles prennent la forme de facteurs physiques, chimiques, comportementaux, sociaux et, encore à ce jour, infectieux, bien que ces derniers ne représentent plus la contribution principale. Tout cela forme l’exposome, une notion à laquelle réfléchissent les scientifiques depuis une quinzaine d’années. Il désigne l’ensemble des expositions environnementales que l’on subit depuis la conception jusqu’à la fin de la vie. » Rémy Slama.

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À présent, beaucoup de salariés sont en télétravail et d’autres ont été licenciés pour surmonter les difficultés de trésorerie. Pour compliquer la situation, un autre phénomène est apparu : celui de la Grande Démission !

La grande démission indique-t-elle notre besoin de trouver un sens à notre travail ?

Le phénomène de la Grande Démission est né aux États-Unis pendant la crise sanitaire du Covid-19 courant 2021 où plus de cinquante millions d’Américains ont quitté leur emploi.
Cette même tendance a été observée en France avec une augmentation des démissions dans une proportion spectaculaire de 520.000 départs volontaires rien que dans le premier trimestre de 2022.
La DARES a mené une étude sur cette situation et elle donne ses interprétations sur la Grande Démission française. Il faut savoir qu’en France, les démissions ont déjà connu des pics dans le passé : le taux actuel de 2,7 % a déjà été dépassé en 2008 où il a atteint 2,9 % pendant la crise financière.
En conséquence, ce phénomène actuel révélerait en fait une crise majeure sous-jacente. Il est évidemment lié au ralentissement économique relatif au COVID-19 et à la reprise qui s’est amorcée début 2023.
Il y a bien sûr d’autres explications plausibles : les salariés tentent de résoudre la baisse de leur pouvoir d’achat causé par l’inflation en changeant d’employeur pour un emploi mieux rémunéré, cette orientation devrait vraisemblablement se poursuivre encore plusieurs mois.
En revanche, la DARES souligne qu’un grand nombre de salariés démissionnent pour retrouver un emploi plus riche de sens pour eux.
« Il s’agit désormais de faire un excellent travail dans un environnement agréable et sain. La notion de qualité de vie au travail (QVT) est fortement intégrée dans les attentes des salariés vis-à-vis de leur employeur, elles prennent en compte le besoin de reconnaissance par l’entreprise en même temps qu’une meilleure gestion de la vie professionnelle et privée. »

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Le taux de départ volontaire le plus haut se situait au début du trimestre 2008 avec un total de 510.000 démissions, dont 400.000 pour des contrats à durée indéterminée.
La question d’une grande démission à la française fait débat actuellement dans l’hexagone en référence à la situation du marché du travail américain de 2021 où la première vague de la crise sanitaire a donné lieu à une avalanche de départs volontaires pour un bon nombre de salariés américains. La raison ? La recherche d’un nouvel emploi mieux rémunéré ou différent, ou encore tout simplement quitter le marché du travail pour d’autres motifs.

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