Passer au contenu principal

Sortir de l’illusion de l’« objet-sujet » : remettre l’humain au centre

par Olivier Maier |2 octobre 2026 |

L’objet devient-il le sujet du problème ?

Pollution. Santé. Qualité de vie. Risques psychosociaux. Transition écologique. Transformation numérique. Intelligence artificielle…

Face aux grandes transitions, nous cherchons souvent la solution dans l’objet à transformer.

Réduire la pollution.
Réparer la santé.
Améliorer les conditions de travail.
Déployer un nouvel outil.
Adapter l’organisation.

Mais une question essentielle reste parfois en arrière-plan : Qui agit ?

L’objet devient alors presque le sujet du problème.

Remettre l’humain au centre

Or, derrière chaque transformation, il y a un humain.

Un humain qui perçoit, décide, apprend, coopère, s’adapte et agit.

Ses savoirs, ses savoir-faire, ses compétences de vie, ses compétences comportementales et sociales et ses compétences psychosociales conditionnent en partie sa capacité à transformer son environnement.

Remettre l’humain au centre, ce n’est donc pas opposer l’humain à la technologie, à l’organisation ou à l’environnement.

C’est reconnaître qu’il en est l’initiateur, l’auteur et l’acteur.

La discordance entre notre environnement et notre capacité d’adaptation

C’est précisément l’un des enseignements de l’approche développée par NACEOL autour de la Santé Globale et de la médecine évolutionniste : notre environnement et nos modes de vie évoluent rapidement, alors que notre biologie et certaines de nos capacités d’adaptation évoluent beaucoup plus lentement.

Cette discordance peut créer des situations de dysévolution : nous disposons de moyens toujours plus performants pour agir, sans toujours disposer des conditions humaines permettant de les utiliser durablement.

Sommes-nous en capacité d’agir durablement ?

La question n’est donc plus seulement : que devons-nous transformer ?

Mais aussi : sommes-nous en capacité d’agir durablement sur ce que nous voulons transformer ?

C’est là que la Santé Globale prend une dimension stratégique.

La Santé Globale : créer les conditions du pouvoir d’agir

Chez NACEOL, nous cherchons à comprendre, mesurer et transformer les conditions qui permettent à l’humain de préserver son pouvoir d’agir.

Car :

La performance permet d’agir aujourd’hui.

La robustesse permet de continuer à agir demain.

La Santé Globale consiste à construire les conditions qui rendent les deux possibles.

Remettre l’humain à sa juste place

Remettre l’humain au centre, ce n’est donc pas revenir en arrière.

C’est remettre le véritable moteur de la transformation à sa juste place.

Un enjeu stratégique pour les organisations

Pour les dirigeants, COMEX, CODIR, DRH et acteurs des organisations, la question devient alors stratégique :

Comment mesurer et développer la capacité humaine à agir, aujourd’hui comme demain ?

Pour aller plus loin — références

Organisation mondiale de la Santé — compétences de vie

OMS, Life skills education / compétences de vie : compétences psychosociales et interpersonnelles permettant de faire face aux exigences de la vie quotidienne.

Organisation mondiale de la Santé — santé mentale au travail

OMS, Lignes directrices sur la santé mentale au travail, 2022 : recommandations fondées sur les données probantes concernant les interventions organisationnelles, la formation et la prévention.

OMS & OIT — santé mentale au travail

OMS & OIT, Mental health at work: policy brief, 2022 : prévention des risques psychosociaux, promotion de la santé mentale et participation au travail.

OMS — compétences et capacités d’agir

OMS, Global Competency Framework for Universal Health Coverage, 2022 : articulation entre connaissances, savoir-faire, attitudes et comportements, notamment autour de la décision et de la collaboration.